" Piraterie, blanchiment, contrefaçon: notre mission est d'enseigner la vraie vie "

Bertrand Monnet , Directeur de recherche, Titulaire de chaire Management des risques criminels

Les risques criminels… Pouvez-vous nous parler de cette spécialité ?

Il s’agit d’une discipline qui peut paraître « exotique », mais qui ne l’est pas du tout. Cela concerne en réalité tous les risques qui pèsent sur les sociétés et qui émanent d’acteurs malveillants, comme des organisations terroristes, des malfaiteurs, des concurrents déloyaux, des salariés fraudeurs, etc. Nous enseignons aux étudiants la réalité de ce sujet qui fait totalement partie de la doctrine de l’EDHEC : être au plus près du business. Connaître le monde dans lequel vit nos entreprises est essentiel pour les futurs managers. Pour cela nous menons de nombreuses études dans différents pays (Nigeria, Colombie, Italie, Japon…).

Cet enseignement est-il fondamental à l’école ?

Nos études de cas sont basées sur des situations réelles, avec des entreprises exposées à la piraterie, au blanchiment, à la contrefaçon… Notre approche est de considérer qu’il faut donner ce genre d’informations aux étudiants, de la première année au MBA. Notre cours est important pour bien comprendre l’environnement dans lequel évoluent les entreprises qui vont les recruter demain. L’ADN de l’EDHEC, c’est aussi le pragmatisme, et cet enseignement procure indéniablement des éléments de compréhension. C’est notre mission d’apprendre la « vraie vie » à nos diplômés.

Quel bénéfice les étudiants en tirent-ils ?

Je suis convaincu que les candidats qui pourront avancer cette compétence se distingueront lors de recrutements. Il n’y a plus aucune entreprise par exemple qui ne soit pas confrontée à a cybercriminalité ou qui puisse ignorer la fraude. À l’évidence, les futures recrues devront être sensibilisées à ces risques bien réels.

Bio express

Professeur depuis 10 ans
A été officier au sein de l’armée de Terre
A suivi ses études à Saint-Cyr

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